Rapatriement vers la France

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Le voyage s'est déroulé sans incident majeur de Dordrecht à Strasbourg.

L'équipage se compose d'un capitaine (c'est moi) et d'un matelot (c'est l'autre). Des provisions sont chargés la veille, ainsi que 200 litres de gazole. C'est notre première nuit à bord. Quel calme. Côté confort, il y a mieux. J'ai laissé le lit au matelot, dormant sur un matelas à même le sol. Voir la carte générale.

 

            22 juin 2000 - Dordrecht / Anvers (200 litres de gazole)

- Départ vers 09 heures en direction du Sud. Ben oui, la Hollande, c'est très au Nord pour un français. Sur les très nombreuses ramifications du Rhin, nous nous dirigeons vers le port d'Anvers en Belgique, que nous  atteignons le même jour vers 18 heures 30. A l'entrée du port, nous croisons des navires de mer, immenses cités flottantes à côté de notre coque de noix. Il nous faut un trouver un quai pour s'amarrer durant la nuit. Oh ! la belle place le long du quai. Hélas, trop beau pour durer. Alors que nous étions occupés à préparer le repas, plusieurs coups de cornes de brume attirent notre attention. Un immense remorqueur souhaite reprendre sa place. Très vite, nous quittons les lieux, car il ne restait plus que quelques mètres entre les 2 coques. Nous décidons de nous amarrer le long d'un quai désert. Encore une erreur, car nous avons passé une nuit effroyable. Nous étions dans le chenal principal et durant une bonne partie de la nuit, nous avons été ballottés par le passage des remorqueurs. A 1 heure du matin, 2 défenses de quai éclatent sous l'effet de la pression. Nous passons le reste de la nuit à veiller les amarres. Nous sommes soulagés à 5 heures.......  

 

            23 juin 2000 - Anvers / Bruxelles

- L'objectif étant de rentrer au plus vite.......le lever se fait à 5 heures. Toilettes, niveaux, mise en route, petit-déjeuner durant la chauffe du moteur, puis en avant toute. Fort des renseignements donnés la veille par les agents du port, nous nous dirigeons vers l'écluse donnant accès au fleuve l'Escaut. C'est avant d'obtenir l'autorisation de franchir l'écluse qu'il faudra payer la taxe de séjour dans le port. On ne paie plus directement, mais une facture est envoyée à votre domicile.59 francs français, ce n'est pas trop cher, quand on connaît la suite........En quittant l'Escaut, nous entrons sur le Brussel-Rupel-canal par une écluse, où nous sommes redevables d'une taxe de navigation couvrant 1 trimestre. Prix de l'autocollant : 2000 francs belge, soit environ 300 francs que je règle avec ma carte bancaire Visa. Dans le sas avec nous, un bâtiment de la marine belge. Nous franchissons la dernière écluse après Bruxelles à 20 heures. C'est la fin de la journée. Nous sortons quand même du centre ville bruyant pour nous amarrer en pleine nature. Le repas est pris dans un hôtel Canpanille non loin de là. Puis dodo vers 22 heures 30. 

 

            24 juin 2000 - Bruxelles / Charleroi

 - Après une nuit très réparatrice, réveil à 5 heures. Nous sommes maintenant sur le Charleroi-Brussel-canal. A la première écluse rencontrée, l'agent nous réclame le titre de passage. Fièrement je lui montre l'autocollant payé la veille. C'est là que l'on remarque que la Belgique est divisée en 2 provinces. Non seulement, l'agent parle le français, mais il m'informe que la taxe payée hier n'est valable qu'en Flandre. Etant en Wallonie, une nouvelle taxe m'est réclamée. Pour une fois, je suis content de payer, car elle s'élève à 35 francs belge, soit 5,60 francs français. Je règle la somme en espèce. Je me dis aussi que la monnaie unique fera du bien aux gens qui voyagent à travers l'Europe. Par précaution, j'avais sur moi des Marks, des Florins, des Francs Belge et Français. En fin d'après midi, nous empruntons un magnifique ascenseur à bateau à Ronquières. 56 mètres de dénivelé, quelle belle vue. Poursuite du voyage jusqu'à Hun sur le canal du centre.

            25 juin 2000 - Charleroi /  Dinant   (270 litres de gazole)

- Comme la navigation en Belgique s'effectue de 06 heures 30 à 20 heures 30, nous avons encore droit à un réveil matinal. Nous rejoignons maintenant la Sambre puis la Meuse. La terre natale approche. Je profite de cette dernière escale belge pour acheter du gazole avec mon argent liquide étranger. Le prix du litre est sensiblement identique à celui en France. 

            26 juin 2000 - Dinant / Dames de Meuse

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            27 juin 2000 - Dames de Meuse / Mouzon

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            28 juin 2000 - Mouzon / Verdun

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            29 juin 2000 - Verdun / Euville

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            30 juin 2000 - Euville / Richardménil

 

            01 juillet 2000 - Richardménil / Laneuveville devant Nancy

 - Il ne faut pas louper l'heure du rendez-vous. Je me présente donc à la première écluse du canal délaissé, servant de jonction entre le canal de l'Est branche Sud et le canal de la Marne au Rhin. Sur les conseils de l'agent du service de la navigation, j'avais emmené avec moi des bras pour activer les portes des écluses. Nous étions 5 à bord. Un agent était chargé de nous prendre en compte à l'entrée dans l'écluse. Lorsqu'il a vu le personnel d'accompagnement, il était très content et le passage à travers "le canyon" s'est fait très rapidement. Il prenait de l'avance en véhicule pour préparer l'écluse. A notre arrivée, nous fermions les portes derrière nous. Il actionnait les vantelles puis partait pour l'écluse suivante. Une fois le sas à niveau, nous ouvrions les portes et en avant. Les 13 kilomètres et 18 écluses ont été franchis en 3 heures 15. Un record en la matière. 

            02 juillet 2000 - Laneuveville devant Nancy / Dombasle

 - Petite étape le dimanche matin. On avance la péniche de quelques kilomètres afin de rejoindre le port de Dombasle, où le voyage prend fin provisoirement, par manque de congés et non par envie. Le bateau sera surveillé par des amis qui habitent dans une localité voisine. Malgré cela, au bout de 8 semaines, il est fracturé, mais rien n'a été volé à l'intérieur. Il faut tout de même un peu de chance........

            16 septembre 2000 - Dombasle / Lutzelbourg    (80 litres de gazole)

- Départ au petit matin, mais pas avant 07 heures 30, à l'ouverture des écluses. J'avais pris soin de percevoir une télécommande à l'écluse de Dombasle la veille, pour ne pas perdre de temps. Çà fonctionne bien, les écluses automatisées, dont la dernière est Réchicourt avec sa chute de 15,40 mètres. Puis passage des 2 souterrains dont le plus long fait 2km300 et arrivée au magnifique plan incliné de St-Louis Arzviller. Quelle belle vue. Pratiquement pas de plaisance rencontrée. Halte bien méritée juste après l'écluse de Lutzelbourg. Beaucoup de bateau en ville, le long des quais. Malgré les provisions, on s'offre un repas gastronomique à l'hôtel des Vosges. Nuit dans le bateau. Il a plu toute la nuit.

            17 septembre 2000 -  Lutzelbourg  / Strasbourg

- Départ vers 07 heures 30, sans brume, par chance, mais arrêt à la première écluse rencontrée car comme il s'agit de chaîne d'écluses, un agent est venu les remettre en route vers 07 heures 40. Passage à Saverne avec un peu d'attente, puis entrée dans Strasbourg. C'est la fin du voyage. Une voiture nous attend pour le retour à la maison. 

Les travaux peuvent commencer............